Lundi 7 Novembre 2005
Par Blek, Lundi 7 Novembre 2005 à 23:53 GMT+2 dans Santé
- Le tabagisme – Quelques chiffres concernant le tabagisme : Synthèse
- - Introduction
- - Mortalité et tabagisme
- - Maladies et tabagisme
- - Combien de fumeurs en France ?
- - Consommation
- - Introduction : des chiffres impressionnants
- Même bruts, les chiffres du tabac sont impressionnants, et soulignent l’ampleur du problème de santé publique que représente le tabagisme en France. La banalisation et l’image sociale du tabac jusqu’à ces dernières années font qu’il est moins « médiatique » que d’autres sujets de santé publique pourtant moins dévastateurs comme la drogue, le sida ou les accidents de la route (160 000 morts dont 50 000 femmes en 2025).
- Les moyens mis en œuvre, depuis le début des années quatre-vingt-dix, semblent avoir un impact réel, mais les conséquences du tabagisme chez la femme, en augmentation significative sont menaçantes et très inquiétantes dans les deux décennies à venir. Même si l’aide médicale au sevrage tabagique est finalement minoritaire dans les succès de l’arrêt du tabac, par rapport à l’arrêt radical volontaire, il convient que chaque professionnel de santé parle systématiquement du tabac à son patient fumeur, et lui propose une aide au sevrage, et que chaque fumeur puisse trouver une aide spécialisée médicale ou non, si, il souhaite arrêter de fumer. Il faut « en parler à son médecin et l’écouter vous en parler ». Sur les moyens d’aide à l’arrêt du tabac, voir notre rubrique Informations à l’attention des fumeurs
- - Mortalité et tabagisme : la responsabilité du tabac augmente, notamment chez la femme
- > - 60 000 morts dues au tabac en 1998, (56 000 hommes et 4 000 femmes).
- - La projection en 2025 laisse prévoir un doublement de la mortalité masculine : (125 000 morts) et un décuplement de la mortalité féminine (40 000 morts).
- - En 1995, la mortalité due au tabac se partageait en :
- - 31 500 morts par cancer,
- - 13 700 morts par maladies cardiovasculaires,
- - 11 000 morts par maladies respiratoires,
- - 3 800 morts par autres causes liées au tabac.
- - Un fumeur sur deux ayant commencé à fumer à l’adolescence mourra prématurément d’une maladie liée au tabac, et perdra 18 années de vie.
- - Espérance de vie : si, on arrête de fumer tôt dans la vie, on retrouve l’espérance de vie des non-fumeurs.
- - Maladies et tabagisme : cancers, bronchites, contraception
- - Un tiers des cancers est dû au tabac
- - L’incidence du cancer bronchique est de :
- - 14/100 000 pour les non-fumeurs,
- - 355/100 000 pour les fumeurs consommant plus de 40 cigarettes par jour.
- - Bronchite chronique : 15 % des fumeurs consommant 20 cigarettes par jour auront une bronchite chronique obstructive, et le pourcentage monte à 25 % chez ceux qui fument 40 cigarettes par jour.
- - Contraception et tabac : le tabagisme associé à la pilule contraceptive multiplient par 100 le risque de maladie coronaire. 35,3 % des utilisatrices de pilule, entre 20 et 44 ans, sont des fumeuses régulières.
- - Combien de fumeurs en France ? Quinze millions de fumeurs réguliers
- Qu’appelle-t-on un fumeur ? Est fumeur celui qui fume au moins une cigarette par jour.
- Qu’appelle-t-on un ex-fumeur ? Est ex-fumeur celui qui a arrêté le tabac depuis au moins 1 an.
- - Il y a en France, 15 millions de fumeurs réguliers (au moins 1 cigarette par jour), 10 millions de fumeurs « à problème » (au moins 10 cigarettes par jour).
- - Tabagisme des adolescents : chez les jeunes, on dénombre dans une proportion à peu près égale dans les deux sexes, 6 % de fumeurs à 13 ans, 36 % de fumeurs à 16 ans, 51 % de fumeurs à 19 ans.
- - Tabac et grossesse : en dépit des conséquences du tabagisme sur le fœtus 28,9 % des femmes enceintes (dans la tranche 25-35 ans) fument pendant leur grossesse, même si, elles fument moins que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes (8,3 cigarettes par jour versus 12,9).
- - Tabac et professions de santé : 39 % des médecins fument, 14 % des pharmaciens sont fumeurs.
- - Un patient fumeur sur deux dit ne pas avoir reçu de conseil antitabac de la part de son médecin. (Pourtant l’influence du conseil médical est considérable : dix secondes consacrées au tabac par consultant multiplient par quatre l’incidence des arrêts spontanés, et 2 % des fumeurs, soit 200 000 fumeurs en moins chaque année, s’arrêtent spontanément de fumer après avoir reçu un conseil minimal : « fumez-vous ? Et, avez-vous envie d’arrêter ? »).
- - Consommation : elle diminue, mais reste préoccupante
- - Nombre de cigarettes vendues en France :
- - 93 milliards de cigarettes vendues en 1993.
- - Il y a eu 8 % de tabac fumé en moins entre 1991 et 1996. Cette diminution est attribuée à l’action conjuguée de la loi Evin et à l’augmentation du prix du tabac.
- - 83 milliards de cigarettes vendues en 1997.
- - Comment calcule-t-on le tabagisme d’une personne ? Il se calcule en « paquets-années » (1 paquet = 20 cigarettes).
- 1 paquet par jour pendant 10 ans = 10 paquets-années
- 2 paquets par jour pendant 20 ans = 40 paquets-années Du point de vue de l’impact nocif du tabac, l’ancienneté de l’intoxication est très importante. Plus, elle est ancienne, plus le risque augmente.
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Mardi 18 Octobre 2005
Par Blek, Mardi 18 Octobre 2005 à 12:48 GMT+2 dans Santé
Fumer 1 à 4 cigarettes par jour triple le risque de décès par maladie
Contrairement à ce que pensent beaucoup de fumeurs, diminuer le nombre de cigarettes quotidiennes ne réduit pas les risques pour la santé.
[L.J.S.] - Selon une étude norvégienne qui vient de paraître, les fumeurs légers, c'est-à-dire ceux qui fument moins de 5 cigarettes par jour, triplent leur risque de mort par cancer du poumon ou par maladie cardiovasculaire par rapport aux non-fumeurs.
Les dangers du tabac sont aujourd'hui bien connus : les fumeurs, en particulier ceux qui fument beaucoup et longtemps, réduisent leur espérance de vie de 10 ans et augmentent considérablement leur risque de maladie cardiovasculaire et de cancer du poumon. Ainsi le risque de cancer du poumon est 10 fois plus élevé chez quelqu'un qui fume un paquet par jour (20 cigarettes) que chez un non-fumeur.
Le Dr Aage Tverdal de l'Institut national de santé publique d'Oslo (Norvège) a étudié avec ses collègues les dossiers médicaux de 43000 hommes et femmes des années 1970 à 2002. Il a ainsi constaté que « pour les deux sexes, fumer 1 à 4 cigarettes par jour, est associé à un risque significativement plus grand de décès en particulier d'une maladie cardiaque. »
En ce qui concerne le cancer en général fumer peu ne semble pas augmenter le risque de maladie. En revanche, pour le cas particulier du cancer du poumon, les chiffres sont beaucoup moins optimistes : un fumeur léger triple son risque de cancer de poumon par rapport à un non-fumeur tandis qu'une fumeuse le multiplie par 5 !
En fumant moins de 5 cigarettes par jour on divise donc par deux le risque de cancer du poumon par rapport à une personne qui en fume un paquet. Pour autant ce risque est quand même cinq fois plus élevé que chez un non-fumeur ! C'est pourquoi, selon Aage Tverdal, « les autorités de santé devraient insister davantage sur le fait que les petits fumeurs mettent aussi leur santé en danger ».
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Mercredi 24 Aout 2005
Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:30 GMT+2 dans Santé
Le tabagisme passif augmente de 30% le risque de cancer du poumon. Il provoque des milliers de morts chaque année aux Etats-Unis. James Repace est le premier chercheur à avoir montré les effets du tabagisme passif sur le risque de cancer du poumon. Pour cette étude, il a testé l'air de plusieurs lieux publics situés dans l'état du Delaware avant et après la promulgation d'une loi interdisant de fumer dans ces lieux.
Entre novembre 2002 et janvier 2003, il a mesuré dans plusieurs lieux publics (casino, hall de piscine et bars) les taux de 2 substances associées aux cancers du poumon : un groupe de molécules appelées hydrocarbones aromatiques polycycliques (HAP) et des particules de suie suffisamment fines pour pénétrer dans les poumons. Pour James Repace, « ce sont les substances les plus dangereuses » en terme de tabagisme passif.
Il s'est avéré que l'intérieur de ces lieux publics avaient des taux de HAP de 134 nanogrammes (millièmes de microgrammes) par mètre cube, soit 5 fois ceux de l'air du dehors et des taux de suie de 231 microgrammes par mètre cube, soit des taux 15 fois supérieurs à la limite autorisée pour l'air du dehors.
Après la mise en place de la loi interdisant la cigarette, les taux de ces deux substances ont chuté de 90% et plus dans tous les lieux testés, ce qui a ramené la qualité de l'air à celle de l'air du dehors. "Ces résultats démontrent clairement que l'interdiction de la cigarette se traduit par une amélioration importante de la qualité de l'air" affirme le Dr Jonathan Foulds, directeur du programme "dépendance tabagique" de l'université de médecine du New Jersey.
En tout, 5 états américains et quelques centaines de municipalités luttent déjà contre le tabagisme passif en interdisant totalement la cigarette sur les lieux de travail, les restaurants et les bars. En France, la loi Evin, interdisant de fumer dans les lieux publics (à l'exception des espaces fumeurs prévus à cet effet) votée en 1991 peine encore à être respectée et plus particulièrement dans les bars.
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:29 GMT+2 dans Santé
Le tabac est un facteur de risque connu dans les troubles de l'impuissance. Une synthèse sur le sujet publiée en avril 2001 a permis de conclure que globalement les fumeurs ont 2 fois plus de risque d'avoir des troubles de l'érection que les non-fumeurs. Les résultats de cette étude chinoise conduite en 2000-2001 sur 4764 Chinois, âgés de 47 ans en moyenne, a permis de montrer que le risque est directement lié au nombre de cigarettes fumées par jour.
En fumant 10 cigarettes par jour, les hommes ont 16% de risque en plus d'avoir des problèmes d'érection que les non-fumeurs. Entre 11 et 20 cigarettes quotidiennes, ce risque est alors de 36%. Quant aux gros fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour), ils ont 60% de risque en plus de souffrir de problèmes érectiles que les non-fumeurs. Et le risque subsiste même après avoir arrêté de fumer. Les anciens fumeurs ont en effet encore 35% de risque en plus de souffrir de troubles érectiles que les non-fumeurs.
Le Dr Markku Mahonen (Institut national de santé publique, Helsinki) a repris l'étude Monica, qui avait suivi plus de 7,2 millions de personnes issues de 21 pays entre 1985 et 1995. Durant cette étude, les chercheurs ont pu comptabiliser plus de 22 000 arrêts cardiaques non mortels (18 762 chez les hommes et 4047 chez les femmes) chez les 35-39 ans.
Environ 81% des personnes concernées par ces attaques sont des fumeurs ! Chez les 35-39, le tabac serait responsable de 65% des crises cardiaques non mortelles chez les hommes et de 55% chez les femmes.
Les hommes fumeurs auraient finalement un risque 4,9 fois plus élevé d'infarctus que les non-fumeurs... Ce chiffre serait encore plus inquiétant pour les femmes accros à la cigarette : 5,3.
Le Dr Markku Mahonen a également remarqué qu'avec le temps, le tabac était moins responsable d'infarctus. Chez les 60-64 ans par exemple, 45% et 36% des attaques cardiaques seraient dues, chez les hommes et chez les femmes, au tabac.
Les trentenaires sont désormais prévenus !
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:27 GMT+2 dans Santé
Les hommes fumeurs souffrent plus de troubles de l'impuissance. 120.000 hommes britanniques de 30 à 50 ans seraient ainsi impuissants en raison de leur consommation de tabac. Leur sperme est de moins bonne qualité et les spermatozoïdes moins nombreux, ce qui rend le temps nécessaire à concevoir un enfant plus long. Les fumeurs ont deux fois plus de risque d'être infertile que les non-fumeurs et les traitements pour troubles de la fertilité sont moins efficaces chez les fumeurs.
Les femmes fumeuses qui prennent la pilule multiplient leur risque de maladies cardiovasculaires par 7 ! Les femmes fumeuses mettent beaucoup plus de temps à concevoir un enfant que les non-fumeuses. Les chances de conception diminuent de 40% par cycle. Elles ont 2 fois plus de risque d'être infertiles et les traitements de l'infertilité leur sont moins bénéfiques que pour les non-fumeuses.
Les fumeuses sont, en moyenne, ménopausées 2 ans avant les non-fumeuses. Une étude a montré que les femmes qui fument 20 cigarettes par jour ont 3 fois plus de risque d'être ménopausée précocement que les non fumeuses. Le tabac est également responsable de symptômes de la ménopause plus sévères. C'est une cause clairement identifiée de cancers de l'utérus : ce cancer est 3 fois plus fréquent chez les fumeuses.
Pendant la grossesse
Les fumeuses ont des risques accrus de complications placentaires, de rupture des membranes et de fausse-couche. Selon le rapport britannique, le tabac est directement responsable de 3.000 à 5.000 fausses couches par an au Royaume-Uni. Elles donnent également naissance à des bébés de poids plus faible et qui ont plus de problèmes de santé à la naissance (risque multiplié par 3). Le risque de naissance prématurée est également plus élevé, ainsi que le risque de mort subite du nourrisson (risque multiplié par 2).
Le tabagisme passif accroît le risque de fausse couche.
Le rapport rappellent également que les effets du tabac persistent à long terme chez l'enfant. Les enfants de parents fumeurs sont plus souvent asthmatiques et sujets à des maladies respiratoires. 17.000 enfants britanniques sont hospitalisés chaque année suite à des troubles respiratoires. Le tabagisme passif nuit également à la santé des enfants sur le plan respiratoire. Ils sont aussi plus sujets aux otites.
Les bienfaits de l'arrêt
Plus les fumeurs consomment des quantités importantes, plus les effets secondaires du tabac sont importants. Bonne nouvelle toutefois : l'état de santé des fumeurs s'améliore significativement avec l'arrêt du tabac, les améliorations étant de plus en plus notables au fil des mois. Le nombre de spermatozoïdes augmente et le temps de conception revient dans la norme chez les femmes. Les risques précédemment décrits diminuent.
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:26 GMT+2 dans Santé
Une étude a récemment montré que fumer pouvait protéger de la maladie d'Alzheimer. Cependant les fumeurs ne doivent pas se réjouir trop vite car le Dr Alewijn Ott (département de microbiologie et maladies infectieuses, Rotterdam) et ses collègues viennent de prouver que les fumeurs ont un risque beaucoup plus important de mal vieillir, en perdant notamment plus (et plus jeune) la mémoire que les non-fumeurs.
9 209 personnes âgés de plus de 65 ans (ne souffrant pas de démence sénile) ont passé différents tests mentaux comme par exemple le MMSE (Mini-Mental State Ewamination). Des groupes ont ensuite été formés, également en fonction de l'age de la personne, de son sexe et de ses antécédents médicaux.
Chez ceux qui n'ont jamais touché à une cigarette, les médecins trouvent une diminution de 0,03 point par an sur le score du MMSE. Les anciens fumeurs perdent eux 0,06 points tandis que ceux qui persistent à fumer voient leur score chuter de 0,16 point par an ! Enfin, ceux qui prennent le plus de cigarettes sont ceux qui ont la diminution la plus importante.
Fumer ferait donc perdre la tête...
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:25 GMT+2 dans Santé
S'appuyant sur les résultats d'un essai randomisé de grande envergure, la Lung Health Study, le Dr Nicholas Anthonisen de l'université de Manitoba (Winipeg, Canada) a évalué les effets à long terme de l'arrêt du tabac sur le taux de mortalité.
5 887 fumeurs d'âge moyen et présentant des problèmes respiratoires ont été enrôlés pendant quatorze ans et demi dans cette étude. Ils ont été répartis au hasard dans deux groupes : l'un suivant un programme d'arrêt de la cigarette, l'autre un programme de soins habituel. Au terme de cette période, seuls 21,7% des participants avaient cessé totalement de fumer.
Les taux annuels de décès du groupe participant au programme d'arrêt étaient de 8,8 pour 1000 contre 10,4 pour 1000 dans le groupe des fumeurs. Il chutait à 6 pour 1000 pour ceux qui cessaient totalement le tabac. La diminution du taux de mortalité était aussi plus nette chez les 35-45 ans que chez les personnes plus âgées.
Cependant, le résultat qui a le plus surpris les scientifiques c'est que cette diminution du risque de mortalité s'observait aussi chez les personnes qui n'arrêtaient pas totalement de fumer.
« Les gens arrêtent, reprennent, puis cessent à nouveau de fumer » explique le Dr John Connett de l'université du Minnesota à Minneapolis. « Cependant, arrêter de fumer a un impact statistique important sur la population dans son ensemble et cela même si beaucoup de personnes arrêtent et recommencent à fumer. Tant qu'elles sont non-fumeuses pendant quelque temps, elles ont de meilleurs résultats en terme de mortalité que les fumeurs inconditionnels ».
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:23 GMT+2 dans Santé
Des chercheurs américains tentent également de convaincre les fumeurs de s'arrêter après avoir prouvé que l'arrêt du tabac avant 35 ans permettrait de retrouver la même espérance de santé que les non-fumeurs. Ce n'est cependant pas la peine de commencer...
Le Dr Donald Taylor (Université Duke, Caroline du Nord, Etats-Unis) a suivi entre 1992 et 2000 plus de 20 000 personnes, 12 652 âgées de 50 à 60 ans et 8 124 de plus de 70 ans. Chacune a dû préciser sa relation avec la cigarette et informer l'équipe de chercheurs de l'évolution de son état de santé.
Sans surprise, cette étude confirme que les fumeurs perdent de nombreuses années de vie en bonne santé par rapport aux non-fumeurs. Ils vivent également moins longtemps. Bref, la cigarette nuit réellement à la santé.
Cependant, il y a une note positive : le Dr Donald Taylor annonce en effet que les anciens fumeurs, qui ont arrêté depuis plus de 15 ans, voient leur espérance de santé s'améliorer pour rejoindre celle des non-fumeurs. Les personnes qui arrêtent de fumer avant 35 ans sentiraient donc de réels bénéfices sur leur capital santé.
Mais il est important de noter qu'il faut être patient avant de retrouver une santé correcte : au moins 15 ans ! Il est nécessaire de s'arrêter le plus vite possible, l'idéal restant de ne pas commencer du tout car, comme le disent tous les fumeurs, le plus dur est de ne plus fumer. Et il ne faut pas attendre d'être malade pour penser à l'arrêt du tabac et espérer que cela sert à quelque chose...
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 20:15 GMT+2 dans Santé
Fumer, c'est mauvais, y compris pour les dents. En 2000, une étude suggérait que la consommation de tabac était associée à des problèmes inflammatoires au niveau du parodonte. Ce tissu forme un ensemble qui assure le soutien et la fixation des dents. Ce parodonte peut s'inflammer (on parle alors de parodontite) à cause de la présence de plaque dentaire, de tartre et donc de germes. Ce qui peut entraîner parfois une perte de dent. Les chercheurs avaient calculé, après avoir suivi 705 patients âgés de 21 à 92 ans, que les fumeurs avaient perdu en moyenne 5 dents contre près de 3 pour les non-fumeurs et 4 pour les ex gros fumeurs.
Le Dr Philip Preshaw confirme que les fumeurs perdent plus leurs dents que les autres. Statistiquement, les chiffres montrent que ceux qui allument des cigarettes ont six fois plus de chances d'avoir des problèmes de gencives que les non-fumeurs. Mais le chercheur anglais suggère également qu'un arrêt du tabac est rapidement bénéfique.
Il a suivi 49 fumeurs qui souffrent de parodontite. Tous ont tenté d'arrêter de fumer pour cette étude. 10 ont réussi à perdre leurs mauvaises habitudes. Les autres ont repris, plus ou moins régulièrement. Chez ceux qui ont arrêté, les dentistes ont remarqué après un an une nette amélioration de leur santé bucco-dentaire.
« Notre étude montre que les fumeurs devraient arrêter maintenant s'ils veulent conserver leurs dents plus tard » raconte l'auteur de cette étude, avant de préciser que « souvent, les dentistes sont bien placés pour aider les gens à arrêter de fumer » car les rendez-vous chez ce spécialiste lors de soins sont souvent réguliers et ces médecins connaissent bien les méfaits du tabac sur les dents.
« Il est très important de protéger ses dents car en perdre peut avoir des conséquences importantes. Et pas seulement au niveau de l'apparence, conclut le Dr Philip Preshaw, cela peut par exemple empêcher de manger équilibrer. Ainsi, vous allez moins manger de fruits telle que la pomme... »
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Par Blek, Mercredi 24 Aout 2005 à 13:58 GMT+2 dans Santé
La cigarette, le tabac, je les hais, je n'ai jamais fumé mais j'ai 3 être chers qui sont atteints, j'en reparle bientôt avec un poême et des articles de presse.
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