Ma danseuse
Elle avait décidé de se remettre en cause,
J’étais là, virevoltant, une femme à mon bras,
Elle vint pour tournoyer rêvant de belles choses,
Je la vis et mon sang, à l’instant s’arrêta.
Il était évident pour moi de ne penser
Qu’à lui plaire et pourtant jamais ne l’aurais cru,
Il faut dire qu’ébloui je n’osais espérer
Simplement au milieu des autres, être aperçu.
Etre fort, fier et sûr de moi devenait vain,
Seulement désirer la tenir dans mes bras,
Pour avoir une chance de lui parler, soudain
Elle se trouva poussée sur la piste avec moi.
Un rêve prenait corps et j’avais la plus belle
Des femmes près de moi et caressais sa main,
Qu’importe le passé, je ne voyais plus qu’elle,
Plus d’hier, plus d’avant, rien que des lendemains.
Ces jours éblouissants arrivèrent au galop,
Les plus beaux, les plus forts, enfin je les vivais,
Et lorsque je pensais que c’était un peu trop,
Je me le promettais, de l’aimer à jamais.
Aimer, c’est évident apporte joies et pleurs,
Depuis quelques années nous débattons ainsi,
Et si toutes les joies nous font souvent rieurs,
Les pleurs nous surprennent et nous plongent en souci.
Trop d’enfants, nièces, neveux, cousins, pères et mères,
Influent sur nos humeurs et souvent nous alarment,
Portant leur lots de cas provocant les colères,
Et ce bien malgré nous, rompent ainsi le charme.
Nous savons maintenant qu’il est lourd à porter
Ce fardeau de famille qui pèse en continu,
Si ce n’est l’un c’est l’autre ; ainsi la quantité,
Des proches multiplie les tensions mal venues.
Mais nous nous maintenons, soudés, même lointains,
Tous les coups, tous les vices, les maux de chaque jour,
Comme s’il n’y avait pour nous d’autre chemin,
Ne peuvent qu’aboutir à sauver notre amour.
Comme un voile nous entoure, nous lie et nous protège,
Ainsi l’un près de l’autre chaque épreuve nous resserre,
Lorsque le malfaisant, le malin nous assiège,
Nous unissons nos cœurs et la douleur nous sert.
Nous allons vers le beau, devant nous est l’Eden,
Quelques années encore d’épreuves et de malheurs,
Que nous surmonterons peut-être avec peine,
Le bonheur a un prix que renforcent les pleurs.
Tu seras, toi mon charme, l’idole de mon cœur,
Suprêmement aimée, chérie et protégée,
Ma danseuse, mon trésor et mon unique fleur,
Savourant ces doux fruits de patience, récoltés.
