Coules
Coules, cries et voles Encore une sale année me laissant fatigué, Encore une sale journée ou je me sens usé, Encore un sale chemin s’enfonçant dans l’ennui, Encore un sale refrain lancinant comme la pluie. Ce refrain qui remet mon moral à zéro, Ce refrain qui planant au dessus de mon âme, Ce refrain va et vient et surcharge mon dos, Ce refrain crie soudain assourdissant vacarme. Et je coule, coule, coule. Et viens vers moi Toi qui peut transcender mon indicible émoi. Je t’ai vue ce matin dissipant mes soucis, Je t’ai vue , pas léger sur l’onde de mes rêves, Je t’ai vue comme un voile qui ondule sans plis, Je t’ai vue tendrement et depuis c’est la trêve, Se peut-il que tu sois la déesse espérée, Se peut-il que je croie au charme, à la folie, Se peut-il qu’avec toi cela dure des années, Se peut-il qu’avec moi tu sombres dans l’envie. Et je crie, crie, crie. Et viens vers moi, Toi qui veut accéder aux bonheurs de la vie. Depuis que tu existes, un éternel printemps, Depuis que tu existes, s’étends et je respire, Depuis que tu existes prends l’espace et le temps, Depuis que tu existes, dans la joie je chavire. Danses en moi comme un feu et réchauffes mes sens, Danses en moi frôles et brûles et consumes mon corps, Danses en moi et oublies dans un plaisir intense, Danses en moi pour qu’ainsi je puisse t’aimer encore. Et je vole, vole, vole. Et viens vers moi, Toi qui veux sublimer ce qui était écrit.
Par Blek, Mardi 2 Mai 2006 à 21:57 GMT+2 dans Poésie (article, RSS)





