Marre des donzelles
Les donzelles Regardez-les donc ces donzelles ! Qui vont, offrant leur ventre à l’air; N’espérez pas qu’elles soient pucelles, C’est en roulures qu’elles dégénèrent. N’ont-elles donc plus foi en leur charme ? Croient-elles qu’il faut pour nous séduire, Tant dévoiler toutes leurs armes, Et aboutir à nous faire fuir. Car elles font peur, ça c’est certain, Affolant notre timidité, Par ce qu’elles cachent en leur sein, Des germes d’insalubrité. Pauvres minettes sans avenir, Vous oeuvrez là, à votre perte, Tous vos actes vont se traduire Dans un malheur que rien n’arrête. Et que dire de vos mères obscènes ! Ces éternelles adolescentes, Comme des putains elles vous amènent Vers une implacable descente. On dit que c’est le monde moderne, Je n’y crois pas il devient fou Ce monde que vous rendez bien terne, En déballant vos ventres mous. Où sont passés vos doux sourires, Regards de braise ou yeux fripons, Du temps où nous pensions mourir, Bercés de toutes nos illusions. Nous espérions voir un genou, Un bras, un cou, libres cheveux, Habilement penchées vers nous, Toutes dentelles sous nos yeux. Si dans un élan hystérique Nos mains couraient sous vos jupons, Vous frissonniez, mais si pudiques, Nous devinions que c’était non. C’était le temps de la romance, Délicates douceurs du temps, Que l’on savait comme dans la danse, Apprécier, nous les princes charmants.
Par Blek, Lundi 30 Janvier 2006 à 12:47 GMT+2 dans Poésie (article, RSS)





